iskias© Iskias Pannier Fraino

 

Il s’agit de tableaux dont la focalisation d’éléments détaillés décrit les effets des dérives des modèles que nous vivons.
Les marges blanches sont un traitement métaphorique de chacun de ces éléments qui constituent un hors-champ actif, sans cadre.
Elles permettent une zone de passage et de contagion entre le peint et le non peint, entre l’achevé, l’inachevé, le virtuel ou le projet.
La générosité de la peinture se juxtapose dans la continuité du schéma qui déleste du superflu et donne cette importance au foisonnement de la vision peinte, voire à son aspect visionnaire.
La peinture, le dessin et le collage achèvent ici le projet en planimétrie des points de vue sur la géométrisation du monde sensible et de son calcul. Elle invite à opérer la transition de la description schématique des outils d’exploitation de la nature, à l’indescriptible représentation de l’effondrement des utopies.

Grâce à une forme d’archéologie de l’insolite et de l’aberrant dans la ligné de Jérôme Bosh ou d’Otto Dix, l’aspect « surréel » des éléments focaux questionne le sens et la fonction de l’art. Dans une société qui se veut pragmatique, qui trie, étiquette et discrimine, je propose une vision d’anticipation sur la direction choisie par nos sociétés développées.
Les frontières, titre de l’exposition, ouvre sur les murs et le monde en amplifiant cette description sensible qui par ailleurs est liée à la volonté de l’artiste et de sa peinture à continuer à exister.

Iskias.

Vernissage le samedi 24 octobre

à partir de 18 heures (invitation sur simple demande).