kokopele©Kokopele

« Pixels, c’est une invitation à s’immerger dans le virtuel du monde qui nous entoure, à voyager de l’autre côté de nos écrans, nos mornes toiles de verre que sont les télévisions, ordinateurs, et autres objets connectés. Sur un fond noir, surgissent des corps colorés, diffractés, littéralement pixelisés, hybrides d’humains et de lumière, entre créatures fantastiques et êtres de science fiction, paysages oniriques et images de synthèse.
La lumière semble émaner depuis l’intérieur des corps. Pourtant, aucun trucage. Il y a dans Pixels l’émerveillement devant une magie spectaculaire « faite main » : un vidéoprojecteur, un corps devenu une toile vivante, chaleureuse. La trame (ou « grille ») et les motifs produits par le vidéoprojecteur se déforment au contact des courbes et des replis du corps, et réciproquement, les redessinent entièrement. Ici, on devine un visage, un dos…
Devant ces nuages de points, ces lignes, ces figures abstraites, on croit apercevoir un objet du quotidien, un animal, un ciel étoilé, des formes en perpétuelle métamorphose. Le tirage, réalisé sur des toiles utilisées pour la peinture, accentue ce sentiment de relief.
Pixels, c’est ainsi un retour ludique et inattendu au sens premier de la photographie : écrire la lumière. C’est également l’infinité d’un monde qui n’existe pas, où l’imagination seule est reine, dénuée de toute limite, finalement libre. Ces principes, Kokopele les applique à même la chair. »
François Niay

Vernissage le vendredi 26 février à partir de 18 heures (invitation sur simple demande).