Mot sur l’artiste et son exposition:
“Dès l’âge de trois, quatre ans et dans ma chambre entouré d’antiques peintures chinoises, de statuettes de divinités exotiques, avec lesquelles je jouais plutôt qu’avec mes « dinky toys » ou mon mécano, je passais des heures à gribouiller tout en commentant à haute voix le scénario des histoires illustrées, ce qui inquiétait légèrement mon grand père… Avec toutes sortes de bouts de plastique de toutes couleurs savamment fondues et touillées dans des vieilles boîtes de conserve, je réalisais des paysages (à mes yeux) magnifiques. À l’école et plus tard au lycée, d’excellents professeurs de plastique m’encouragèrent sur la voie artistique.
Inscrit à l’ école des Beaux-arts de Paris, rayon architecture, j’apprenais davantage hors-murs grâce ou à cause des nombreux » happenings » qui sévissaient à l’époque… Abrégeant ces études, j’ enfilais la route de l’est pour un long séjour en Inde et au Népal où je fus initié à la peinture traditionnelle bouddhiste, à Boddhanath, instruit par Ugyen Dordje Sherpa. De retour en Europe, après un détour de six mois au Tamil Nadu, j’eus le privilège d’assister aux cours de peinture murale et transfert de fresques dirigée par Mestre Miquel Farré au monastère de Sant Cugat del Vallès (Catalogne).
Depuis lors, en tant que dilettant endurci, j’ai recours aux pigments, aux matériaux malléables ou durs, au collage, à la gravure, etc. pour continuer à gribouiller et à jouer comme il y a 2000 millions de secondes… et des poussières… Pour le plaisir de quelques uns, je l’espère, et du mien…”
Jean Patrick BEAU